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  1. A)
  2. DER JAMMERWOCH 1
  3. DER JAMMERWOCH 10
  4. DER JAMMERWOCH 2
  5. DER JAMMERWOCH 3
  6. DER JAMMERWOCH 4
  7. DER JAMMERWOCH 5
  8. DER JAMMERWOCH 6
  9. DER JAMMERWOCH 7
  10. DER JAMMERWOCH 8
  11. DER JAMMERWOCH 9
  12. GG , ,

Lhomonmie est absolue ou partielle.

Lhomonymie est absolue quand aucun indice de nature
orthographique ou grammaticale ne fait distinguer les mots qui diffèrent par le sens: la goutte (petite partie dun liquide), la goutte (une maladie). Les homonymes de cette espèce sont non seulement homophones (formés des mêmes sons), mais aussi homographes (ils ont la même orthographe).

Lhomonymie est patielle lorsquils diffèrent non seulement par leur sens, mais aussi par la forme grammaticale ou par lorthographe. Par exemple: le mousse la mousse, le mètre la maître, mettre. Les homonymes partiels peuvent donc être homographes; mais ils ne le sont pas toujours.

Daprès les relations qui existent entre eux, on peut classer les homonymes en deux grands groupes:

1) Les homonymes lexicaux, qui appartiennent à la même partie du discours et ont les mêmes catégories grammaticales. Dans ce groupe entrent tous les homonymes absolus et ceux des homonymes partiels qui ne se distinguent que par leur orthographe, comme:

a) Homomymes lexicaux absolus:

la balle = petite pelote sphérique servant à jouer;

la balle = projectile de certaines armes à feu;

la balle = enveloppe du grain dans lépi;

la balle = gros paquet de marchandises.

Louer = vanter; louer = donner on prendre à loyer.

b) Homonymes lexicaux partiels:

la faim la fin;le porc - le pore le port;

la chair la chaire; le coup le coût le cou.

2) Les homonymes grammaticaux, qui possèdent des catégories grammaticales différentes. Tels sont:

a) Les homonymes grammaticaux appartenant à la même partie du discours, mais qui diffèrent par la catégorie grammaticale:

la balle - le bal; le bout la boue.

b) Lea homonymes grammaticaux appartenant à des parties du discours différentes:

bon le bond (au féminin lhomonymie disparaît: bonne);

le bouchon nous bouchons.

Il y a des séries homonymiques qui comprennent des homonymes de toutes les espèces, par exemple:

sang,cent, sans, il sent;



sain,saint, sein, seing, cinq, il ceint;

le ver, le verre (substance), le verre (récipient en verre), vert, le vers,vers (prépositin), vair.

Lhomonymie est un phénomène particulièrement répandu en français. Elle embrasse non seulement des mots isolés, mais aussi des groupes de mots, comme: deux - deux - doeufs; quelque quel que; quelquefois - quelque fois; cest cesses sest, etc. Lhomonymie de certains pronoms, adjectifs et adverbes (tout, même) constitue une des difficultés de la langue française.

Lhomonymie des groupes de mots et même des propositions, propre au français, donne lieu à un grand nombre de jeux de mots, de calembours, comme: Quelle fatalité! = Quel fat alité! Charles attend = Charlatans, Paris est métropole, lours blanc est maitre au pôle, Virginie animait trop Paul.

A la fin du XV-e siècle, lécole poétique des rhétoriqueurs a usé de lhomonymie pour écrire des vers avec des rimes très riches, de plusieurs syllabes. On rencontre, par exemple, des rimes équivoqueés dans ces vers du poète Guillaum Crétin:

Je nai souci si boeuf ou vache arrête,

Je nai le heurt quand vient où va charrette.

On ne connaît pas lauteur de ces deux vers qui riment dun bout à lautre:

Gall, amant de la reine, alla, tour magnanime,

Galamment de larène à la Tour Magne, à Nîmes.

Mais le plus souvent lhomonymie des groupes de mots donne lieu à des confusions, à des quiproquos. En voici quelques exemples, donnés par W. von Wartburg sous le titre Cas pathologiques de la langue françase. (Evolution et structure de la langue française, pp. 213-214):

Il a une femme quil aime (...qui laime).

...

Il est ailleurs Il est tailleur.

Il est ouvert Il est tout vert.

Trop heureux Trop peureux.

Ladmiration La demi ration.

Dans une tragédie de Desportes il y a le vers

Mais vous, belle tyranne, aux Nérons comparable, à côté duquel Malherbe a écrit: tira non nez.

On considère quaucune autre langue europeénne ne connaît au même degré la plaie de lhomonymie. Cest pourquoi, en étudiant le français, il faut prêter une grande attention à ce phénomène, pour pouvoir en éviter les dangers.

40. Paronymes

On a pu constater que nest pas toujours parfaite, parce quune partie des homonymes étudiés présentent des différences quant à lorthographe (sur et sûr), à la forme (port - porc) et même à la sonorité (vert - verre). Il est aussi des mots entre lesquels les différences sont trop grandes pour pouvoir les considérer comme homonymes, toutefois ils se ressemblent beaucoup par la forme sonore et graphique. On donne à ces mots le nom de paronymes.

Les mots proches par leur forme graphique ou sonore sont assez nombreux, leurs ressamblances sont plus grandes ou plus petites, si bien quon ne saurait pas toujours dire si deux mots sont paronymes ou non. En général les paronymes qui peuvent donner lieu à des confusions sont des mots de circulation restreinte, donc peu connus. Ainsi on peut confondre officiel et officieux, littéral et littéraire, mais la
confusion est exclue entre officiele et officier, entre littéral et latéral, malgré leur grande ressemblance, parce que chacune de ces deux paires de mots en contient au moins un qui est bien connu. Cest la raison pour laquelle on ne peut pas concidérer comme paronymes des paires de mots comme douceur et douleur, attacher et acheter, important et importun, bien que ces mots soient plus ressemblants que beaucoup de ceux qui viennent dêtre analysés.

Dautre part, plus un homme est cultivé, moins il confond les mots ressemblants. Pour les personnes instruites, les paronymes cités ci-dessus ne le sont pas; et si quelquun ne voit pas de différence, en temps et en espace, entre lAustrasie et lAustralie, ce nest pas une raison pour en faire des paronymes. Ce qui prouve que la paronymie, étant en fonction du degré de culture du sujet parlant, se présente comme un phénomène daussi peu de valeur scientifique que létymologie populaire. Dailleurs celle-ci est appelée aussi attraction paronymique.

Cependant l étude des paromymes est intéressante an point de vue pratique dans lenseignement, pour ceux qui ne connaissent pas encore assez bien le français et qui peuvent confondre les mots trop ressemblants. De même, la paronymie a des applications stylistiques. La paronomasie, appelée aussi annomination, est une figure de rhétorique consistant à rapprocher des mots dont le son est à peu près semblable, mais dont le sens est différent: Qui vivra verra, Apprendre nest pas comprendre, Comparaison nest pas raison, Qui se ressamble sassemble. Un exemple célèbre de paronomasie, en italien, est: Traduttore, traditore.

Chapitre VIII. La phraséologie

41. Unités phraséologiques

Le troisième type de groupement phraséologiques comprend des locutions stables, complement figées, indécomposables et inanalisables. Contrairement aux locutions du type précédent, celles-ci nont pas un sens direct qui puisse être établi à laide des éléments lexicaux et structuraux employés. De même, ils nont pas dhomonymes, cest-à-dire des groupements grammaticaux de forme identique, et ils sont si spécifiques, que très rarement on peut trouver des unites phraséologiques synonymes. Par exemeple:

À bâtons rompus Jeter le chat entre les jambs

Batter à plate couture Manger de la vache enrage

Casser les vitres Ne pas payer de mine

Danser devant le buffet Payer en chats et rats

Entre chien et loup River son clou

Faire chou blanc Se brûler le cervelle

Tiré à quatre épingles

Le sens de la plupart de ces locutions paraît arbitraire ou conventionnel non motivé par le sens propre des mots qui entrent dans leur composition. En réalité, comme les mots isolés, les unités phraséologiques sont motivées, mais leur motivation nest pas évidente de prime abord. A leur origine il y a un fait, une coutume, un conte quelconque, le plus souvent oublié, ce qui rend obscure son acception. Parfois elles ont pour noyau un mot tenant dune terninologie, un terme spécifique à un métier, à une profession, de circulation limitée, donc générálement inconnu aux masses; dans ce domaine spécial, où le sens propre du mot est bien connu, on peut facilement en déduire le sens figuré aussi, mais pour le reste des hommes ce sens reste inconnu.

Pour nous en convaincre, voici lexplication de quelques unités phraséologiques:

Trouver le joint. Cest une expression empruntée à la coucherie, signifiant au propre découvrir dans un morceau de viande lendrojt où se touchent les os (le joint), pour le découper plus facilement. Au figure, cela signifie trouver la meilleure manière de sortir de lembrarras.

Aller sur les brisées de quelquun: lexpression provient du langage des chasseurs et signifie rivaliser. Les brisées cest un terme de chasse qui signifie les branches darbre que le chasseur rompt pour reconnaître lendroit où la bête a passé.

Se faire la courte échelle. La courte échelle est un exercice de gymnastique, par lequel un homme sélève en se hissant sur les épaules dun autre. Au figuré cela signifie sentraider.

Rompre en visière à, expression empruntée à lescrime, signifie au figuré se mettre en opposition directe avec quelquun. Dans larmure, la visière était une pièce du casque qui se haussait ou se baissait à volonté devant le visage.

Lever la consigne, empruntée au langage militaire, signifie libérer dune obligation légale; la consigne est linstruction tormelle donnée à une sentinelle.

La méconnaissance du sens propre des phraséologiques sexplique aussi par leur ancienneté. Leur origine ancienne se fait voir de plusieurs manières.

Létymologie populaire peut être aussi à lorigine des difficultés dans la compréhension de certaines locutions phraséologiques, la forme des mots ayant, été modifiée jusquà devenir méconnaissable. Ainsi le mot lheurette (diminutive de heure) est devenu lurette dans la locution il y a belle lurette. De même, on dit comme un coq en pâte au lieu de comme un coq que lon empâte Il sérait également difficile de recommaître une liqueur opiacéedans une liqueur à

pioncer) dans le langage argotique, pioncer signifie dormir, donc il est aisé de comprendre lassociaton qui est à la base de létymologie populaire.

Ici létymologie populaire a renforcé le sens par une image pittoresque. Il en est de même pour la locution clouer le bec à quelquun ( = lui répondre de sorte quil nait plus rien à dire), qui évoque aujourdhui limage dune bouche fermée avec un clou. Mais clouer est une forme archaïque et dialectale de clore, donc la locution signifiait tout simplement fermer la bouche.

Mais le plus souvent la fausse compréhension dun mot conduit à un changement de sens ou, tout au moins, à lévocation dune image différente. Ainsi:

Faire bonne chère à passé de faire bon visage à bien manger.

Nêtre pas dans son assiette (nêtre pas à son aise); le mot assiette signifiait position, façon dêtre assis, donc le sens initial était nêtre pas stablement assis.

Se tirer dun mauvais pas; ici pas avait le sens de passage, donc se tirer dune situation difficile.

Mettre quelquun hors de page (= hors de la dépendance dautrui): à quatorze ans, le gentilhomme cessait dêtre le page dun grand seigneur, il était mis hors de page et devenait écuver.

Joli à croquer(digne dêtre dessiné; ici le verbe croquer, faire un croquis, a été confondu avec son homonyme qui signifie manger.

Un certain nombre d unités phraséologiques entrent dans le domaine des locutions conventionnelles, des clichés qui alimentent lea styles spéciaux, stéréotypes, du langage administratif, commercial, des journaux, etc. Telles sont: abstraction faite, déduction faite, sur ces entrefaites, par retour du corrier, en connaissance de cause, jusquà plus ample informé, en matière de, en propres termes, en linge de compte, être du ressort de, faire grand cas de, faire acte de présence, en voie de, à plus forte raison, de concert avec, de toute évidence ; il va de soi que, en raison de, à lheure actuelle, à lheure quil est, à un moment dommé, le cas échéant.

 


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